Chaque année, début juin, on célèbre la Journée Mondiale des Océans. L’occasion parfaite pour rendre hommage au « cœur bleu » de notre planète – et aussi pour se rappeler à quel point nos océans sont en danger.
Ils recouvrent plus de 70 % de la surface de la Terre, produisent la majorité de l’oxygène qu’on respire, et abritent une biodiversité impressionnante. Et pourtant, ils souffrent : surpêche, pollution, perte d’habitats, réchauffement climatique… la liste est longue.
Le thème de cette année : « S’émerveiller de ce qui nous fait vivre ». L’idée ? Ne pas juste admirer la beauté des océans, mais trouver des moyens concrets de les protéger. Et parmi les solutions les plus efficaces, on retrouve la création de zones marines protégées et de parcs nationaux marins.
Bonne nouvelle : six nouveaux parcs marins ont vu le jour cette année, un peu partout dans le monde — de la Colombie-Britannique au Pérou. Ensemble, ils protègent plus de 400 000 km² d’océan. Une belle preuve de ce qu’on peut accomplir quand gouvernements, communautés autochtones, scientifiques et citoyens passionnés travaillent main dans la main.
Envie de leur rendre visite ? Voici nos coups de cœur :
Chumash Heritage National Marine Sanctuary – Californie, États-Unis
Créé fin 2024, c’est le tout nouveau venu dans la famille des sanctuaires marins américains — et aussi le troisième plus grand.
Il s’étend sur 11 770 km² entre le comté de San Luis Obispo et la côte de Santa Barbara. On y trouve des forêts de kelp, des canyons sous-marins, et une faune incroyable, notamment des baleines et des loutres de mer.
On peut explorer la zone depuis des petites villes balnéaires comme Avila Beach ou Pismo Beach, parfaites pour le kayak, l’observation des baleines ou de jolies randos avec vue mer. En bonus : un projet de gestion partagée avec les communautés Chumash pour mettre en valeur leur patrimoine.
Réseau des aires marines protégées des Açores – Portugal
En 2024, les Açores ont lancé le plus grand réseau de zones protégées de l’Atlantique Nord : plus de 300 000 km² ! C’est désormais le plus vaste parc marin d’Europe.
Grâce au programme Blue Azores, les espèces migratrices comme les baleines, les requins et les thons bénéficient d’un couloir protégé — tout en maintenant une pêche durable pour les communautés locales.
Bonne nouvelle : les Açores sont plus accessibles qu’on ne le pense, avec des vols directs depuis l’Europe et l’Amérique du Nord. São Miguel et Pico sont des bases idéales pour plonger, observer les cétacés ou simplement profiter de la nature encore préservée.
Réserve nationale marine Grau Tropical – Pérou
On part au nord du Pérou, entre Tumbes et Piura, pour explorer l’une des zones les plus riches en biodiversité marine au monde.
Créée en 2024, cette réserve protège 1 150 km² d’océan et de côtes, peuplés de tortues marines, de baleines, de requins rares, de manchots de Humboldt et même d’hippocampes du Pacifique !
L’infrastructure touristique est encore en développement, mais des villes comme Máncora ou Punta Sal offrent déjà de beaux hébergements. Plongée, observation des baleines et escapades en bord de mer sont au programme.
Parc national Bajos del Norte – Mexique
Situé à 140 km au large du Yucatán, ce nouveau parc marin — le plus grand du Golfe du Mexique — couvre plus de 13 000 km².
Il sert de refuge à des espèces menacées comme les requins, tortues et langoustes, et permet aux stocks de poissons de se régénérer loin de la pêche intensive.
C’est un site très isolé, donc difficile d’accès directement. Mais depuis des villes côtières comme Cancún ou Playa del Carmen, on peut réserver des excursions de plongée ou de snorkeling pour admirer les effets positifs de la protection marine sur la barrière mésoaméricaine.
Aire marine protégée Tang.ɢ̱wan – ḥačxwiqak – Tsig̱is – Canada
Ce sanctuaire marin profond au large de la Colombie-Britannique, annoncé en juillet 2024, fait plus de 33 000 km².
Co-géré par le gouvernement canadien et plusieurs nations autochtones (dont les Haïda et les Nuu-chah-nulth), il protège 47 monts sous-marins et des sources hydrothermales uniques, habitats rares et essentiels.
Le site est trop éloigné pour une visite directe, mais on peut en apprendre beaucoup dans les musées de la côte ou sur l’île de Vancouver, comme au Vancouver Maritime Museum ou au Whale Interpretive Centre.
Sanctuaire marin du lac Ontario – États-Unis
Oui, on parle bien d’un lac ! Créé en 2024, ce sanctuaire de 4 460 km² protège une impressionnante collection d’épaves historiques, certaines âgées de plus de deux siècles.
Co-géré par l’État de New York et la NOAA, il est aussi important pour les nations autochtones locales.
Des villes comme Oswego ou Sodus Point permettent de louer des kayaks, faire des croisières sur le lac ou plonger pour explorer ces trésors engloutis (prévoyons une combinaison, l’eau est fraîche !).



